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Virtualisation de PC : huit recommandations pour réussir un projet

Virtualisation de PC : huit recommandations pour réussir un projet

Bien qu'il repose sur un hyperviseur classique chapeautant des machines virtuelles, un projet de virtualisation de PC comporte d’importantes spécificités. Voici huit conseils pour éviter des écueils qui ne sont pas que technologiques.

1 - Délimiter le périmètre du projet
Il n'est pas forcément opportun de migrer l'ensemble du parc. S'il existe déjà une infrastructure de clients légers traditionnelle, celle-ci peut être conservée, au moins provisoirement, pour les utilisateurs les moins intensifs ; par exemple ceux qui n'exploitent qu'une ou deux applications métiers. A l'inverse, il n'est pas encore pertinent de virtualiser des postes très exigeants en ressources matérielles ou exécutant des applications multimédias ou 3D.

2 - Analyser les contraintes réseau
Sur le réseau local, les contraintes de débit ne représentent pas un point critique, dans la mesure où les protocoles de déport d'affichage sont peu gourmands. Toutefois, celui de Citrix (ICA) reste plus efficace que RDP de Microsoft, lorsqu'il s'agit de desservir des sites distants via un réseau étendu (WAN).

3 - Evaluer le retour sur investissement
Comme souvent dans les projets de consolidation, l'investissement compense à peine les économies réalisées. En l'occurrence, la mise en oeuvre des serveurs affiche un coût auquel il faut ajouter celui des clients légers. Le gain est finalement réalisé sur les opérations de déploiement et d'administration. Il se mesure en termes d'économie (personnel, déplacements) mais aussi de temps, puisqu'il est possible de configurer un PC virtuel et d'installer un terminal en quelques minutes au lieu de plusieurs heures.

4 - Dimensionner les serveurs et allouer les ressources
Le dimensionnement des serveurs suit sensiblement les mêmes règles que pour des PC réels : chaque machine virtuelle doit bénéficier d'une puissance CPU, d'un espace disque et d'une mémoire équivalente à son modèle physique. La mémoire sera ainsi typiquement de 1 Go sous Windows XP. A noter que dans ce genre de projet, XP reste préféré à Windows Vista, qui risquerait de mettre à genoux les serveurs.

Il est toutefois possible de différencier les PC virtuels en allouant aux plus exigeants, davantage de puissance et de mémoire. Quant à l'espace disque, il est en principe de l'ordre de 10 Go, ce qui, multiplié par le nombre de postes, peut s'avérer problématique, excepté si l'on recourt à des technologies de déduplication ou de partage d'images.

5 - Sélectionner des clients légers adaptés
Les clients légers accédant à des PC virtuels sont habituellement strictement identiques à ceux des infrastructures Citrix classiques. Mais on voit apparaître des produits mieux adaptés. Les uns sont très allégés, voire conçus spécifiquement pour la solution de Citrix ou de VMware. Leur prix peut ainsi baisser aux alentours de 300 €, contre 500 € pour les produits classiques. Les autres, associés à des extensions de protocoles, acquièrent la capacité d'afficher plus efficacement les flux vidéo et les applications 3D.

6 - Impliquer les utilisateurs pour lever les craintes
Dans un tel projet, les utilisateurs redoutent une perte de puissance et de possibilité de personnalisation de leur environnement. Des craintes d'autant plus justifiées que les infrastructures Citrix engendraient ce genre d'inconvénients. Il faut donc informer les utilisateurs et impliquer certains d'entre eux, dès la phase de maquette, en leur montrant qu'ils conservent un bureau Windows traditionnel pouvant être modifié à loisir, et que les temps de réponse ne sont pas pénalisés.

Dans le même temps, on leur montrera les avantages qu'ils peuvent en tirer en termes de disponibilité, de sécurité de leurs données et de souplesse. Par exemple, ils pourront accéder à leur PC virtuel à partir de n'importe quel terminal de l'entreprise, voire de leur domicile.

7 - Adopter des méthodes plus efficaces de gestion des postes clients
En principe, il est possible d'administrer les PC virtuels comme des PC réels, via de traditionnels outils d'administration et de gestion des images. Mais le projet peut être l'occasion d'adopter des technologies bien plus efficaces, comme le partage de masters (encore plus efficace que la déduplication pour gagner de l'espace disque), le streaming de système d'exploitation ou encore la virtualisation d'applications.

En cumulant ces différentes méthodes, on parvient à une automatisation pratiquement totale du déploiement du système et des applications. C'est d'autant plus possible que des éditeurs comme VMware, Citrix ou Microsoft proposent plusieurs de ces composants, intégrés entre eux. Il faut toutefois noter que certaines de ces technologies limiteront les possibilités de personnalisation du poste de travail, faisant ressurgir les risques de résistance au changement.

8 - Migrer progressivement
Il est toujours conseillé d'éviter les projets « big bang ». On migrera donc progressivement les PC, par exemple service par service. Théoriquement, on peut réaliser une migration « à l'identique », en convertissant les PC physiques en PC virtuels. Si l'outillage le permet, il est toutefois hautement recommandé de repartir d'une page blanche, donc de réinstaller système et applications. D'où l'intérêt, en amont, de repenser l'infrastructure d'administration.

Par Thierry Lévy-Abégnoli, ZDNet France



26/07/2009
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