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Windows 7 = noyau de Vista + 64bits + interface tactile

Windows 7

Les fondations de Vista et un support 64 bits : telles sont les grandes lignes du successeur de Vista, évoquées par son directeur du développement. Avec en prime une interface tactile, présentée par Steve Ballmer et Bill Gates. Sortie prévue en janvier 2010… ou fin 2009.


Microsoft vient de lancer son opération de communication sur Windows 7, le successeur de Vista. Invités le 27 mai à la conférence D6 organisé par le Wall Street Journal,  Bill Gates et Steve Ballmer ont levé un coin de voile en présentant ce qui devrait être l'innovation la plus remarquée du prochain OS : une interface tactile inspirée de Surface.

Il y a quelques mois, Hilton Locke, un ingénieur de Microsoft, avait déjà évoqué cette nouveauté.

Aucune  information en revanche sur le moteur multitâches, le système de fichier, la sécurité ou encore les performances. Peut-être une réponse à Apple, ou surtout aux critiques qui s'en étaient pris à l'interface de Vista, comme l'a rappelé Steve Ballmer en coulisses après la présentation.

Divergences de date de sortie de Windows 7

Au passage, le patron de Microsoft et le quasi retraité Bill Gates ont encore avancé la fin 2009 comme date de lancement de Windows 7. Soit un ou deux mois plus tôt que l'échéance de janvier 2010, que vient de rappeler le très discret directeur du développement de Windows, Steven Sinofsky.

Celui qui a pris la suite de Jim Allchin reste méconnu. Travaillant d'ordinaire loin des médias, il vient cependant d'accorder une interview à nos confrères de News.com, pour livrer quelques détails concernant Windows 7.

Version majeure de Windows, avec les fondations de Vista

Présentée comme une nouvelle version majeure, Windows 7 reposera toutefois sur les fondations, l'architecture de Vista, qui sont très solides, indique Steven Sinofsky. Sans chercher à ajouter de nouveaux pilotes susceptibles de poser de nouveaux problèmes de compatibilité.

Le noyau sera une évolution de celui de Windows Server 2008, lui-même basé sur celui de Vista. La gestion de la mémoire, la mise en réseau ou encore le renforcement de la sécurité notamment évolueront par la même occasion, avec une compatibilité accrue avec les applications tierces.

Windows 7 sera disponible en version 32 et 64 bits, justement pour contribuer à cette compatibilité, en particulier avec les pilotes de périphériques, précise Steven Sinofsky. « L'écosystème 64 bits se développe, aussi ces systèmes vont se répandre auprès des utilisateurs », étant pour l'instant surtout cantonnés aux professionnels, notamment de l'industrie graphique.

Pas d'information en revanche concernant la nouvelle interface utilisateur tactile. Rien non plus sur l'importance que prendront les nouveaux services Windows Live avec Windows 7, et sur les éventuelles passerelles créées. Pas un mot non plus sur les marges de croissance dont dispose Windows aujourd'hui. Le responsable n'est pas revenu non plus sur la consommation en énergie, que Bill Gates a promise plus faible que Vista.

Un silence volontaire, par prudence

Contrairement à ses concurrents, Microsoft communique peu sur la direction prise pour sa plate-forme. Interrogé sur ce point, Steven Sinofsky répond que l'idée est de reprendre le modèle adopté pour Internet Explorer 8. Rien n'a filtré avant longtemps ; les premiers éléments du navigateur n'ont été dévoilés au public, avec une première version bêta, que lorsque le développement était vraiment avancé en interne. Une mouture d'évaluation a été remise aux développeurs extérieurs lors de la conférence Mix. A partir de là, le cheminement a pu continuer, explique-t-il, en exploitant les retours des bêta-testeurs.

Le silence sur le travail en cours pour Windows 7, explique-t-il, se justifie par la responsabilité des équipes Windows. Si elles communiquent sur des éléments prévus et changent ensuite d'avis, les conséquences peuvent être lourdes sur « l'ensemble de l'écosystème du PC et de Windows. » Même situation en cas d'erreurs de développement transmises aux partenaires.

« Nous voulons être certains que les informations que nous partageons sont précises, fiables et que nous avons un dispositif en place pour les retours de testeurs que nous obtiendrons, afin de pouvoir exploiter ces derniers sans perturber notre calendrier ». Indiquant « avoir tiré des leçons de Vista », il ne veut pas refaire les mêmes erreurs avec Windows 7, en travaillant avec tous les partenaires de l'écosystème (...) pour que le résultat final soit une expérience très positive pour tous ».

Des modifications qui sont des paris sur l'avenir

Et d'insister sur l'obligation d'assurer une compatibilité maximale, comme l'attendent les utilisateurs. « Nous devons améliorer le travail fait. En fait, nous apportons parfois des modifications substantielles qui sont de véritables paris sur l'avenir ».

Il donne l'exemple du traitement graphique dans Vista. « Nous avons repensé l'infrastructure graphique de Windows, un gros chantier. Cela a eu énormément de retombées bénéfiques pour tout l'écosystème ». Toutefois, indique-t-il, cela ne s'est pas passé aussi bien que prévu. En cause : les contraintes de calendrier pour le lancement de l'OS et l'obligation de rendre publiques des informations techniques.

Côté plan de communication, la prochaine grande étape pour Microsoft sera, sans nul doute, sa Professional Developers Conference organisée en octobre prochain à Los Angeles. Sa dernière édition a eu lieu en 2005, alors que Vista était encore en développement.

Par Béatrice Gay, ZDNet France



29/09/2008
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