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Les systèmes d'exploitation des temps perdus

Diaporama : les systèmes d'exploitation des temps perdus

Alors que Microsoft prépare le lancement de Windows 7 et que Google a annoncé Chrome OS, ZDNet.fr revient sur un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître. Celui des systèmes d'exploitation oubliés.

1976-1982 : CP/M

Bon évidemment, on est loin du système d'exploitation graphique qui équipe nos PC actuels. Mais à la fin des années 70, début des années 80, cet OS (et ses variantes) faisaient tourner la plupart des ordinateurs dits familiaux comme certains Commodore et les Amstrad...

Pas d'icônes, pas de souris, tout se faisait à la main. La moindre action, comme exécuter un programme depuis une disquette par exemple, nécessitait une ligne de code. Et pas mal de futurs informaticiens se sont faits la main sur ce système notamment en apprenant le langage Basic.

Pas de doute, le CP/M est à l'origine de la révolution informatique grand public.

1982 : DOS

Les limites de CP/M seront comblées par DOS (Disk Operating System) considéré comme son petit frère. Développé par Seattle Computer Products (SCP), il sera ensuite racheté par Microsoft (MS-DOS) et servira de base aux premiers Windows.

DOS et ses évolutions équiperont la plupart des postes clients durant toutes les années 80. Des générations d'utilisateurs apprendront par coeur les multiples commandes qui permettaient ici de copier un fichier, là de lancer une impression...

1984 : Macintosh System

Cette année, l'informatique connaît une révolution avec l'arrivée du premier Mac d'Apple. Son système d'exploitation, sobrement baptisé 'System', apporte l'ergonomie dont les ordinateurs manquaient tant.

Finis les écrans bleus et les lignes de codes, place au wysiwyg (what you see is what you get) avec son interface graphique, son pointeur, ses icônes, ses dossiers, son bureau. Une telle facilité d'utilisation permettra à beaucoup (au début les plus riches) de s'initier à l'informatique. Et Mac System 1.1 donnera beaucoup d'idées à un certain Microsoft.

Il faudra attendre la version 7.6 pour que System soit rebaptisé MacOS. Ensuite, Apple lâchera les léopards et les tigres...

1985 : Workbench (Commodore Amiga)

Apple a ouvert la voie : les interface graphiques sont désormais au centre des développements. L'Amiga aura la sienne.

Le dernier né de Commodore (décliné en plusieurs modèles) est une machine assez incroyable dont les capacités graphiques et sonores laissaient sur place la concurrence de l'époque.

Son système d'exploitation, nommé Workbench (établi en anglais), reprenait les idées d'Apple : icônes, fenêtres, dossiers... Mais contrairement à la souris Mac, la souris Amiga avait deux boutons.

Workbench disposait de pas mal d'atouts : écrans multiples pouvant avoir une résolution et une profondeur de couleurs différentes, pouvant être déplacés de haut en bas par leurs barres de titre, rafraîchissement instantané... On pouvait même arrêter des processus en cours... Bref, un OS puissant pour une machine puissante dont le succès fut finalement assez confidentiel (face aux Atari ST).

Après la mort de Commodore, Workbench continuera à être développé. Il est d'ailleurs désormais émulé sous Windows. La dernière version (4.0) a moins de deux ans.


1986 : GeOS

Alors que Windows n'en est qu'à sa version 1 et que sa part de marché est ridicule, les Commodore et autres Amstrad continuent à dominer le marché de l'informatique grand public.

Logique donc que ces machines reçoivent elles aussi leurs interfaces graphiques. GeOS (General Environment Operating System) vise les machines cadencées à 1 Mhz (!) et dotées de 64 Ko de RAM, soit la quasi-totalité du marché de l'époque.

On retrouve encore une fois le concept wysiwyg avec des icônes permettant d'effectuer pas mal d'opérations et des dossiers. Malgré sa lenteur (due à la mémoire famélique des machines sur lesquelles il tourne), GeOS sera un succès mondial.

En 1990 une version PC est mise au point. Mais il est déjà trop tard, Microsoft commençant à imposer son Windows.


1987 : OS/2

Né du partenariat entre IBM et Microsoft, OS/2 est destiné à l'origine aux systèmes des grands comptes comme les banques. Il faudra attendre 1988 pour qu'il soit doté d'une interface graphique.

Robuste, permettant de stocker plus efficacement les fichiers, OS/2 est néanmoins un énorme échec marketing. Suite à la rupture en 1991 d'avec Microsoft, IBM tente de développer son système dont le slogan est : ""a better Windows than Windows" et "a better DOS than DOS". Petit problème : il est vendu 5 fois plus cher que DOS et son ergonomie laisse à désirer.

Les ambitions de Microsoft avec Windows finiront d'achever OS/2 qui n'est plus supporté depuis 2006.


1989 : NextStep

Quand Steve Jobs quitte Apple, il fonde le fabricant d'ordinateurs NeXT dont l'idée de départ est de concevoir des ordinateurs pour les écoles. Fidèle à ses idées, Jobs met l'accent sur le design, les machines ont la forme d'un cube et leur design tranche avec les bêtes boîtes beiges de la concurrence.

Mais ces machines ne se vendent pas et malgré les millions investis, NeXT est au bord du gouffre. Jobs décide alors de se concentrer sur le logiciel avec notamment l'OS NeXTstep.

Ce système, franchement séduisant et novateur, est adapté à différents processeurs (x86, PA-RISC et SPARC). Evolutif, puissant, précis, il préfigure MacOS. D'ailleurs, quand Apple rachète Next, ses ingénieurs se baseront sur NextStep pour développer le futur OS des Mac.

La firme développera également l’API OPENSTEP, en partenariat avec Sun Microsystems, permettant d’utiliser les fonctions de NextStep au-dessus d’autres systèmes, tels que Microsoft Windows ou Mac OS.

 



20/08/2009
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